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mardi 26 mai 2015

Entrevue | Une heure avec Jake Watson

crédits photos: Claudia Boisvert

avec la collaboration de Marie-Lissa Mercier
Le 26 mai au Neve Café, j’ai eu le privilège de passer du bon temps avec Jacob Watson, autour d’un somptueux smoothie ! Une heure qui a passé trop vite, où j’ai eu la chance de rencontrer l’homme le plus humble qu’il existe sur cette terre ! Un gars terre-à-terre, qui vit au jour le jour et qui prend ce que la vie a de bon à lui offrir. C’est donc dans ce petit café de la rue Rachel à Montréal, que j’en ai appris davantage sur ce musicien aux mille talents.

Vous l’avez probablement vu dans votre téléviseur l’hiver dernier, lors de la troisième édition de La Voix. Il a interprété avec brio, lors de son audition à l’aveugle, une reprise de la chanson « shake it off » de Taylor Swift. D’entrée de jeu, il a présenté son univers musical très singulier à plus de deux millions de téléspectateurs ! Son style a d’ailleurs plu à Marc Dupré, qui s’était retourné en premier, puis à Pierre Lapointe qui l’a suivi de près ! Jake s’était rangé du côté de Marc, et a ensuite été volé par Pierre au court de l’aventure. « La Voix, ça a été une expérience vraiment intense et… awesome! » Souligne le prodige de 24 ans.

Il n’y a pas à dire, Jacob est définitivement un artiste complet. Dès l’âge de deux ans, sa mère l’a inscrit dans des cours de musique, où au fil du temps, il s’est développé des aptitudes en percussion, piano, guitare et puis le chant. « Mon style est très spontané. La plupart des chansons populaires sont très pop et ont un son très haut… Moi, j’ai un son un peu plus bas et d’ailleurs, c’est pourquoi quand je joue un ''cover'', je le fais à ma façon. C’est amusant pour moi de le faire comme je le veux et comme ça m’inspire. Des fois, je me dis ‘’ Ha je verrais la chanson comme ça…’’ Et je l’essaie, et souvent, je trouve la chanson mieux comme ça (rires) » confie-t-il. Difficile à croire, puisque c’est rare dans le domaine de la musique, mais Jake préfère prendre son temps. Il n’est aucunement pressé de faire son entrée officielle sur les planches. « Ça ne presse pas, pour moi, de tout faire maintenant pour ma carrière musicale. Je commence à écrire quelques chansons et faire quelques reprises. Avant, ça ne m’intéressait pas, les reprises. Je préférais écrire moi-même. Mais, j’ai découvert que les reprises m’aident à me pratiquer et acquérir de l’expérience, donc j’en apprends beaucoup. J’essaie toujours de transformer les chansons et les ajuster à mon propre style », nous dit le bel anglophone. « J’ai un travail et j’aime ce que je fais… C’est certain, par contre, que je ne pourrais pas vivre sans musique. Un jour, c’est sûr que j’aimerais m’investir à 100 % là-dedans, mais je ne crois pas pouvoir vivre de ma musique », ajoute-t-il.

crédit photo: Claudia Boisvert
Jacob fait aussi face à un autre défi : parler français. Sa langue maternelle étant l’anglais, il demeure à Montréal depuis environ 5 ans et fait de son mieux pour pratiquer notre belle langue qu’est le français. « C’est difficile quand ce n’est pas ta langue, d’être confiant. Maintenant, ça va un peu mieux et j’arrive à dire un peu plus de choses, mais on ne peut pas toujours arriver à mettre les mots sur nos émotions. Tu dis des choses, mais ce n’est pas vraiment ce que tu veux dire. Une fois, en entrevue, on m’a dit ‘’es-tu célibataire ?’’ Mais je ne savais pas ce que ça voulait dire… Donc j’ai dit ‘’Euh… Non…’’ Je pensais que ça voulait dire « t’abstiens-tu ? » … So, j’ai dit non (rires). » Au moins, son passage à l’émission La Voix lui aura permis de dégourdir quelque peu son français. Malgré que cela ne semble pas facile du tout, à mon avis, il s’en était bien tiré. Cependant, il a trouvé dommage de ne pas pouvoir élaborer lorsqu’on lui posait des questions. Il aurait bien aimé répondre et être rapide sur la gâchette et les blagues, mais ça n’a pas été le cas, selon lui. « J’ai eu de la difficulté à faire passer ma personnalité à travers la télévision à cause que je cherchais quoi dire… Mais avec le temps, je réussis à être plus à l’aise. Je peux paraître parfois nerveux, mais c’est seulement parce que je cherche les bons mots. »

Chose certaine, vous devrez être patient avant de mettre la main sur le premier opus du musicien. « Je fais les choses plus lentement, et j’attends que ce soit mon temps. J’ai beaucoup d’idées pour des chansons, en anglais. Peut-être un jour en français. Mais, même en anglais, je trouve l’inspiration difficile pour écrire. J’ai besoin d’être vraiment dans le ‘’mood’’ pour composer. J’ai des mélodies de prêtes, mais je ne veux pas juste m’asseoir et écrire n’importe quoi. J’attends l’inspiration, car je ne suis pas très poète dans l’âme ! (rires) Les paroles, c’est très important pour moi », a confié Jacob. Dommage, car il est définitivement l’être le plus humble et attachant que j’ai rencontré ! Il mériterait de vivre de sa musique et de s’épanouir à plate couture. Il mérite d’être connu et d’avoir sa place dans le milieu. Ça viendra, je ne suis pas inquiète du tout. Espérons seulement qu’il ne sera pas trop dur envers lui-même, le moment venu… « Moi, je ne suis jamais satisfait de ce que je fais. […] Je suis très dur envers moi-même, comme beaucoup d’autres. Ce n’est pas que je ne suis pas confiant, mais je sens que je peux toujours faire mieux ». Je lui ai aussi demandé où il croit être, dans une dizaine d'années. Cela va de soi qu'il aimerait vivre de sa musique, être un musicien accompli, être reconnu et pourquoi pas, jouer à l'international ! Il n'y a pas de mal à rêver... Et pourquoi ne pas prendre ses rêves pour la réalité ?

Jake Watson sera en spectacle pour honorer le Lac Mégantic, en juillet prochain, aux côtés de plusieurs autres artistes. Restez à l’affût en ce qui concerne la belle carrière musicale qu’il a devant lui, en le suivant sur Facebook dès maintenantJe vous conseil définitivement de découvrir cet artiste ! Vous pouvez, aussi, écouter quelques-unes de ses excellentes reprises sur SoundClound


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